Le DRH joue le pourrissement


Pour éviter d’avoir à adhérer à la mutuelle obligatoire choisie par mon employeur, j’ai du aller chercher dans le droit du travail. Evidemment, je ne l’ai pas fait seul. J’ai eu recours à un homme de loi, pas un avocat, mais un prof de droit du travail, c’est encore mieux.

Avec lui, nous avons trouvé un moyen de m’éviter d’adhérer à cette mutuelle. (un rappel de l’histoire ici)

La stratégie était de faire reconnaitre à mon employeur que j’étais présent dans l’entreprise au moment de la signature du contrat collectif obligatoire de complémentaire santé, me permettant d’être exempté d’adhésion.

Pour que cela fonctionne, évidemment, il fallait que mon patron reconnaisse le caractère indéterminé de mes contrats de travail à durée déterminée.

Et c’est là que le pourrissement arrive. Mon DRH n’a jamais été avare de coups de fil, de rencontres impromptues pour me rappeler mon obligation d’adhésion.

Par contre lorsque je lui ai demandé si, en fait, je n’étais pas en CDI depuis le premier CDD (il y a trois ans). La communication a stoppée nette.

D’une part, il a perdu ses capacités de lecture et d’écriture (1 mois pour lire une lettre de 400 mots et écrire une lettre de 300 mots). Pour comparer, mon neveu de 9 ans lit un bouquin de 100 pages en une semaine et écrit une rédaction en 2 heures.

Au bout de la troisième semaine sans réponse à ma lettre « d’amour ? », je commençais à pester un peu contre mon DRH. Un collègue du genre CGTiste vieille école m’a dit : ils jouent au pourrissement. Ils veulent te pousser à péter un plomb.

Je me suis dis qu’il déconnait grave (mon collègue), et que mon DRH qui m’appelle par mon prénom et me tape sur l’épaule (mais ça c’était avant) ne pourrait avoir de si malignes intentions. Sauf que quelques jours plus tard, mon DRH m’appelle avec un ton plutôt en mode « voilà, c’est finis » que du genre « love-love ». J’ai même cru un instant (un instant seulement après j’en étais sur) que mon DRH enregistrait la conversation.

La technique n’étais pas finaude, laissez moi vous dire. Imaginez un vieil inspecteur du KGB qui essaye d’utiliser une technologie d’un âge nouveau, tout en ayant une méchante remontée de vodka.

Je tiens à vous dire que cet entretien téléphonique fut extrêmement désagréable. Je n’ai clairement pas aimé qu’il vienne me faire des leçons sur mon « implication dans l’entreprise », et mon « comportement qui met en danger l’entreprise ». Quand il a prononcé cette dernière remarque, j’ai eu une méchante remontée gastrique. J’ai mis un terme à la conversation téléphonique.

Une fois le combiné reposé, je me suis repassé la scène du « c’est à moi que tu parles ? c’est à moi que tu parles comme ça, mec ? Eh ! les gars c’est à moi qu’il parle ! etc… »

Je me suis alors rappelé les propos de mon collègue sur le pourrissement. Et je crois bien que mon DRH à choisi de jouer cette carte. Et comme mon directeur pourrait dire : Ainsi soit-il ! So be it !

Du coup, je me suis mis, depuis cet entretien, en mode super connard. Quels meilleurs partenaires pour une java qu’un connard et un pourri ?

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